Il y a encore un an, un certain nombre de développeurs mobiles se détournaient d’Android, à cause de la “fragmentation” du système. Retour sur un problème qui semble désormais en passe d’être résolu.
Fragmentation ?
La caractéristique principale d’Android est en effet de fonctionner sur un ensemble large de matériel. Inévitablement, un travail supplémentaire est nécessaire du côté du développeur, qui doit s’assurer que son application s’adapte correctement à chacun des périphériques cibles. Un exemple parmi les plus marquants est celui des dimensions de l’écran, qui oblige à proposer des “layouts” alternatifs, en fonction de l’espace disponible, et à définir des agencements d’interface de manière relative.
Un second facteur de fragmentation concerne le système lui-même. Google a opté pour une politique de mises à jour mineures et régulières, ce qui multiplie les différentes versions de l’OS présentes simultanément sur le marché. Enfin, Google a pendant un temps préféré proposer deux versions alternatives d’Android, l’une pour les smartphones, l’autre pour les tablettes (Honeycomb 3.1 et 3.2).
Et pourtant
Il semble que pourtant, cette fragmentation soit désormais un problème en passe de se résoudre. D’une part, il existe un consensus sur le marché sur les nouveaux matériels, qui proposent de plus en plus de périphériques toutes options, et aux caractéristiques proches. D’après une étude menée par Localytics accessible ici, la majorité des appareils Android (63%) utilisent des écrans 4 ou 4,3 pouces. En terme de résolution, 62% des appareils affichent une résolution de 800 x 480 pixels.
D’autre part, il semble que les constructeurs préfèrent désormais temporiser sur des versions d’Android qui ne sont pas nécessairement les plus récentes, ce qui offre un public plus grand rassemblé autour de version similaires.
Il semble donc que pour des raisons diverses, Android bénéficie aujourd’hui d’une double convergence qui permet de rassembler les développeurs encore rechignant il y a peu.






